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LA NOUVELLE SORBONNE 697

faire la somme en un article dont malheureuse- ment nous n'avons que des notes, sur Villemain " Thcrsite de la littérature. " On se lamente à propos des thèses de doctorat. Il est nécessaire que neuf sur dix soient médiocres. Tout ce que peut faire la Sorbonne, c'est tolérer tel genre de médio- crité et décourager tel autre. Or il faut préférer des thèses médiocres et utiles à des thèses médiocres et inutiles. Elles valent mieux lorsqu'elles vident une boîte de fiches que lorsqu'elles dévident la bobine des généralités prévues. Un beau livre, une culture complète et harmonieuse, demeureront toujours des exceptions. Le métier de professeur est d'en construire les bases : que des puissances plus aériennes en viennent ciseler la flèche !

Cette Sorbonne est la conclusion nécessaire d'un mouvement qui date de loin ; elle réagit — et le pourrait-elle sans excès ^ — contre une vieille Sorbonne médiocre et vermoulue, et de celle-là la littérature put se plaindre à meilleur droit que de l'actuelle. Une revue faisait le mois dernier une enquête sur Vielé-Griffin : rapprochez de la réponse ouverte et cordiale de M. Lanson la réponse du représentant de l'ancienne culture, M. Faguet.

Au fond il y a là un antagonisme nécessaire et intéressant entre l'enseignement secondaire, de- meuré humaniste, et dont c'est le rôle, — et l'enseignement supérieur spécialisé. Les voilà en bataille, c'est très bien, on ne s'affirme que contre

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