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NOTES "^7

lignes se diviser et s'équilibrer en des jeux variés, les plans s'établir de manière ferme et les masses se correspondre sans que le moindre heurt ne vienne contrarier en notre esprit cette sorte de bien être que nous éprouvons devant un témoignage sincère de beauté.

Que ce ne vous soit pas une surprise de voir d'une part les décors de parcs et de jardins s'allumer des tons forts et reten- tissants de l'automne, tandis que d'autre part les sites marins semblent comme dépourvus de toute couleur robuste et fastueuse. Une décoration doit se juger dans la salle même qui l'abritera, et, certes, les éclairages divers que recevront les panneaux mis à leur place justifieront, pour chacun d'eux, cette atténuation ou ce renforcement de puissance sonore.

Je doute si, dans l'intention du peintre, ces toiles larges et belles assument la prétention un peu hautaine d'être des fresques. Elles ne sont que des représentations de vie lumi- neuse et calmée dont l'évocation est bienfaisante. Elles pro- posent le délassement et la quiétude à celui qui vient devant elles se détendre de l' effort quotidien et rejeter la fièvre et le souci. ^

Autour de son œuvre nudtresse, M. "Théo van Rysselberghe expose maint portrait. C'est comme notateur et comme obser- vateur de la figure humaine, de l'attitude des corps et de la signification des gestes, qu'il se fit connaître et apprécier surtout.

Voici le portrait de Mme Rops. Harmonie fauve, bleue et violette. Oh, l'inédite et profonde sonorité ! Avec un scrupule entier, les traits sont non pas simplement traduits, mais con- signés. Comme les yeux semblent embusqués sous les sourcils ! comme la bouche est réelle ! Comtne la vie intérieure, à force de ressemblance externe, se reflète dans l'allure et le visage ! Attitude serrée et comme prisonnière, tandis que dans le portrait de Mme Maus tout est vivant, charnu et plein ; tout est épanoui. Et la coloration forte, sonore et claire accentue l'impression de liesse que l'on éprouve. La variété la plus heureuse règne dans l'expression peinte de ces nombreuses efi&gies de femmes. Voici le i>ortrait austère de Mme Coustu-

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