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NOTES 485

par la passion dont M. Masson- Forestier fait grand état dans sa biographie.

Le numéro suivant de la même revue (23 janxàer) présente un juste éloge du Cours de composition musicale de M. Vincent d'Indy ; et M. Gaston Picard y étudie un peu légèrement la double carrière, dramatique et philosophique, de M. Maurice Maeterlinck.

��M. Pierre Louys (dans Vers et Prose) rapporte quelques Paroles de Verlaine. Il les recueillit au cours d'une visite faite au poète, le 8 janvier 1890. Verlaine demeurait alors à l'hôpital Broussais. Voici le portrait que nous fait de lui M. Pierre Louys :

" Un visage socratique à un point inouï. Des yeux de faune très obliques, un front énorme, une barbe inculte, longue, poussant jusque sous les yeux, mais très rare sur le menton, voilà ce qui me frappa tout d'abord.

Puis je regardai tout autour. Quelle misère ! Sur un lit de fer, des draps grossiers et sales, et au fond, adossé sur un oreiller presque xnde, et lisant X Intransigeant, il avait sur la tête un bonnet de coton pâle, d'où tombaient sur un gros cou des mèches droites de cheveux gris, et sur le corps une chemise en grosse toile marquée de majuscules noires HOPITAL BROUSSAIS. La chemise, entièrement ouverte par devant, laissait voir sa f>oitrine velue, grise et grasse."

Parlant à M. Pierre Louys de la " Nouvelle école " :

" Ils me trouvent arriéré aujourd'hui, disait-il. Je reçois tous les jours la visite de jeunes gens qui me demandent jwurquoi je ne fais pas de vers de quatorze, seize ou dix-huit syllabes. Mais pourquoi ? Au-delà de treize syllabes, les vers ne se tiennent plus. Je trouve qu'on peut tout faire tenir dans l'alexandrin et que c'est bien assez de l'avoir disloqué comme je l'ai fait. Ainsi regardez : dans " Bonheur ", il y a un vers où j'ai fait entrer le mot trans-sub-stan-ti-a-ti-on. Eh bien, il ne s'agit pas de le mettre au hasard ! Il faut l'essayer à tous les endroits du vers. Il y a là comme un travail de menuiserie, de

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