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LETTRES DE CHARLES-LOUIS PHILIPPE ^53

contraire tout le bien et tout le mal qui pourront t'arriver, et j'y participerai.

— Tu vas recevoir demain V Enclos où il y a un compte rendu des Poèmes confiants. Tu comprends bien que je n'ai pas pu m'étendre comme je l'aurais voulu. D'ailleurs il serait bien singulier que je n'aie pas d'ici quelque temps l'occasion de revenir sur tes livres.

Figure-toi qu'hier, un ami me demandait : Pourquoi ne demandez-vous pas à Henri Vande- putte des vers pour YEnclos } Je n'ai pas su quoi lui répondre. C'est extraordinaire : l'idée ne m'en était jamais venue. Explique cela si tu peux. Il est vrai que nous avons tant de choses à nous dire que ces choses-là, d'un intérêt secondaire, nous échappent. D'ailleurs, dans notre vie litté- raire, ce qui nous intéresse, c'est d'écrire et non pas de publier. En tout cas, puisque j'ai l'occasion d'en parler, envoie-moi donc quelque chose (vers ou prose).

J'ai relu Cha'tr^ après ce que tu m'en avais dit. Je l'ai relu sans parti pris, sauf peut-être que j'avais l'intention de le trouver beau. Je n'ai pas changé d'avis. C'est dogmatique. C'est froid comme les gestes exagérés des acteurs.

Reçu le livre de Jammes où il y a des choses à baiser : Vieille marine. On m'éreinte dans le Musée des FamilleSy et des vers d'amour, et des vers des- criptifs. Oh ! Les six petits cochons ! Et La mort du

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