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POÈMES 27

IV

Voyageur au pays de Pombrey Voyageur !

Je ne t'ai pas offert dans mes mains Veau profonde^

Et je rCai pas versé comme une bonne odeur

Tout mon amour pareil au sang frais des colombes ;

Et quand tu t^en allais^ mortellement navréy

Gravey muet et seul vers une étroite tombe,

O voyageur glacé, je ne t'ai pas donné

La brûlante douceur dont mon âme succombe

Quand d^un vain cri ma bouche essaie à te nommer !

Le savais-tu pourtant. Ombre désespérée

Qu*en mon cceur dormirait ta cendre parfumée

Comme un nid sur la mer immense — et que Vazur

De ion pays doré, inaltérable et pur.

Serait auprès de ta mémoire de lumière

Dans mon âme, moins beau cpiun chemin de poussière /,.,

Savais-tu que sur ton silencieux visage

Les grands pins ombrageants verseraient, solennels.

Avec le bruit des mers et les chansons du ciel.

Mes sanglots lourds pressés comme des eaux d'orage ?...

J'étais si loin de toi. Bien aimé, que mes mains N'essayaient même plus de se tendre soudain Quand du seuil de mes jours je te voyais passer Et que tes yeux vers moi ne s'étaient pas levés. . .

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