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ISABELLE 287

— Vous aviez dit que vous resteriez huit jours...

— Mon pauvre petit ! je ne peux pas rester plus longtemps.

— Vous vous ennuyez.

— Non ! mais il faut que je parte.

— Où allez-vous ?

— A Paris. Je reviendrai.

A peine eus-je lâché ce mot qu'il me regarda anxieuse- ment.

— C'est bien vrai ? Vous le promettez ? L'interrogation de cet enfant était si confiante que je

n'eus pas le cœur de me dédire :

— Veux-tu que je te l'écrive sur un petit papier que tu garderas ?

— Oh ! oui, fit-il en embrassant ma main bien fort et manifestant sa joie par des bondissements frénétiques.

— Sais-tu ce qui serait gentil, maintenant ? Au lieu d'aller pêcher, nous devrions cueillir des fleurs pour ta tante j on irait tous les deux lui porter un gros bouquet dans sa chambre pour lui faire une belle surprise.

Je m'étais promis de ne point quitter la Quartfourche sans avoir visité la chambre d'une des vieilles dames ; comme elles circulaient continuellement d'un bout à l'autre de la maison, je risquais fort d'être dérangé dans mon investigation indiscrète ; je comptais sur l'enfant pour autoriser ma présence ; si peu naturel qu'il pût paraître que je pénétrasse à sa suite dans la chambre de sa grand'mère ou de sa tante, grâce au prétexte du bou- quet trouverais-je, en cas de surprise, une facile conte- nance.

Mais cueillir des fleurs à la Quartfourche n'était pas

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