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22 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

Et dans mes deux mains videsj la brise de Vètè N^a mis que la douceur éperdue et farouche Du passage enivrant d^un oiseau caressé Qui retourne y en volant^ de P ombre à la clarté.

��Moi^ je reste dans P ombre ; auprès des cyprès noirs Je suis comme un jet deau qui monte dans le soir Et retombe sur soi purement éternel. Et dont le long sanglot funèbre est un appel.

��Ah ! chère ombre, venez ! qu'une douleur divine Renverse tout mon cœur d^un coup dans ma poitrine Comme une coupe lourde et pleine jusqii au bord Qui restera gisante, après, jusqu'à la mort.

��Que le parfum en coule sous la porte de bronze Comme un ruisseau de pourpre et de fidélité Et qu'il baigne tes pieds si, de Poutre côté Tu t'approches un peu et me parles, chère ombre !

��Mai 1910.

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