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270 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

sur " Tom Jones " n'était certes pas un noceur

inutile et adonné à la boisson Ce livre est

l'œuvre d'un grand et sérieux Artiste. " Cela suffit pour crever le pantin imaginé par Thackeray.

On sait que, vers la fin du siècle dernier, Henry Fielding, proscrit jusque là parce qu'il ne pouvait pas " être mis entre toutes les mains ", fut soudain salué comme un classique par une génération nou- velle. Or Henley contribua certainement à ce mouvement d'opinion. Il formula nettement et brillamment les raisons de l'enthousiasme des Fiel- dingiens. Il insiste sur la priorité de Fielding, dans le roman de caractère, l'appelle le Père du Roman anglais, etc.

Ainsi frappe le vigoureux critique, démolisseur de légendes et bâtisseur de gloires. Chacun a son paquet : Horace Walpole, Murphy, Thackeray et Taine lui-même (qu'il appelle Henry Taine) et l'astre de Fielding, un moment offusqué par l'ignorance et la barbarie de l'époque victorienne, resplendit de nouveau sur les lettres anglaises.

Dans Smollett^ il continue cette campagne contre •ce qu'il appelle ailleurs " l'influence de la pension- naire sur la littérature anglaise ". Il exhibe, en les exaltant, ces géants nus du XVIIP siècle, et il insiste sur leur nudité. La bonne littérature doit être soustraite à l'influence de la " schoolgirl ", car la bonne littérature s'adresse aux hommes faits et non pas aux demoiselles des pensionnats.

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