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WILLIAM ERNEST HENLEY 269

réputation d'ivrogne et de débauché qu'a confir- mée Murphy, et sur laquelle W.M. Thackeray s'est basé pour créer de toutes pièces un Ficlding pittoresque qui a été adopté tout de suite par le public anglais. Henley s'applique à détruire mé- thodiquement le Fielding de Thackeray. Il insiste sur l'éducation libérale reçue par Fielding, sur sa vie privée surtout, rappelle qu'Amelia est peut- être le portrait de Mrs. Fielding. Passant à l'homme public, il retrace sa vie d'auteur dramatique, puis sa carrière de magistrat, d'abord sur le Western circuit, puis comme Juge de Paix de Westminster; et rappelle que c'est dans l'exercice de ses fonc- tions qu'il contracta la maladie dont il mourut. — Et nous voici en présence d'un Fielding bon père de famille et citoyen vertueux.

Il va ensuite chercher les preuves de sa thèse dans l'œuvre littéraire de son auteur : on lui reproche d'avoir épousé sa servante: mais Le Voyage à Lisbonne porte la marque d'un esprit délicat, du vrai gentleman. Murphy prétend que Fielding, dans sa jeunesse, quittait la taverne en titubant, et rentrait chez lui pour préparer, jusqu'au jour levant, ses examens de droit. Mais si la chose lui est arrivée une ou deux fois (comme on peut bien l'admettre), "je ne vois pas, dit Henley, que cette histoire puisse le discréditer. " Enfin l'argument le plus fort contre cette ridicule légende est celui- ci : "L'homme qui passa plusieurs milliers d'heures

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