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L HOTESSE INCONNUE I99

Nous revenions y émus et ravis de t'en tendre ^ Dans r ample cheminée assise et devisant. Amicale et pressante encor nous proposant. Nourriture aux couleurs vermeilles et dorées. Une dernière fois les espèces sacrées.

Hélas ! il faut partir devant qu il fasse noir. Savons-nous dans quel lit nous coucherons ce soir ? Entre F aube indistincte et la nuit périlleuse, Im route est malaisée et l'auberge douteuse. Adieu, ma mère, adieu, chère hôtesse au grand cœur. J'aurais peine à trouver ton nom ni ton village. Mais f emporte avec moi, comme une bonne odeur Dont s'embaume et s'enchante à jamais mon voyage. Ce jour dété, grondant d'une lourde chaleur. Où tu nous assistas au foyer qui t'abrite, La mare somnolant sous les lentilles d'eau. L'aire de pailles d'or jonchée, et le hameau Oii, dans chaque maison, la bienveillance habite. Et dont la tuile fume avec tant de lenteur. Au-dessus de la haie épaisse et reverdie Où l'azur par lambeaux s'égoutte de bonheur. Qu'on voudrait y couler insensible sa vie...

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