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L*OTAGE 113

SYGNE, sourdement. — Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de moi !

MONSIEUR BADILON. — Le voici déjà avec vous.

SYGNE. — Seigneur, que votre volonté soit faite et non la mienne !

MONSIEUR BADILON. — Est-il vrai, mon enfant, et tout est-il consommé ?

SYGNE. — ...Et non la mienne.

(Silence)

Seigneur, que votre volonté soit faite et non la mienne ! Seigneur, que votre volonté soit faite et non pas la mienne !

MONSIEUR BADILON. — Ma fille, mon enfant bien-aimé, le voyez-vous maintenant, com- bien Dieu vous demande une chose facile ?

Le voici donc enfin abattu, l'édifice de votre amour propre , La voici terrassée, cette Sygne que Dieu n'a pas faite ! Le voici arraché jusqu'aux racines,

Ce tenace amour de vous-même! Voici la créature avec son créateur dans l'Eden de la croix !

" O mon enfant, certes la joie est grande que Je réserve à mes saints, mais que dites-vous de mon calice ? " Il est facile de mourir,

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