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NOTES 323

encore une possession des hommes. Elle n'allait pas à ceux qui ne veulent pas être possédés.

Si tu voulus la pauvreté, c'est qu'elle est le seul luxe, dans un monde où la richesse est humiliante.

Et ta mère a dit devant ton lit de mort :

— Il vivait dans sa simplicité qu'il embellissait autant qu'il pouvait...

La maladie t'apprit beaucoup de tendresse. Mais elle se trompa quand elle vint à ton enfance. Tu avais de fortes épaules et tu aimais aussi la joie.

Tes yeux avaient la gravité et la couleur de l'automne. Mais quand tu riais, tu secouais ta tête sur tes épaules, jusqu'à ce que les sources du rire fussent taries en toi. Alors tu te reposais d'avoir ri et tu nous regardais...

Ceux qui n'ont connu que ta tristesse, ne t'ont pas connu complètement.

Nous t'avons vu, le matin, quand le vent de la campagne agite les branches, comme les bras d'un enfant qui s'éveille ; nous t'avons vu, le soir, quand les lumières font la conquête de Paris, à l'heure où les hommes espèrent encore que la nuit sera belle.

C'est pour tout cela que je ne pensais pas à la mort, mais seulement à ta mort, quand Elie Faure et moi avons saisi ton corps, que tu n'habitais plus, pour le déposer dans un cercueil.

Léon Werth.

��PRINCIPAUX ARTICLES SUR CHARLES-LOUIS PHILIPPE.

André Beaunier: Le Figaro, 22 décembre. — Ernest-Charles: Le Gil Blas, 23 décembre. — A. S. : L'Intransigeant, 23 décem- bre. — Louis- Frédéric Sauvage : Echo de Paris, 25 décembre.

— Kristian Rimestad : Politiken (Copenhague), 26 décembre.

— Louis Nazzi : Comœdia, 26 décembre. — L. Dumont-Wilden:

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