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296 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAIS!

trois sapins qui ont cru tout contre le mur de la courette. C'est tout ; et cela suffisait. Philippe était bien là. L; mère fait les honneurs du lieu :

— Regardez bien, Messieurs ; cela a bien son impor- tance si vous devez parler de lui.

Sur le devant de la maison une chambre d'honneur, où se réfugie le peu de luxe de cette humble demeure ; cheminée garnie, portaits encadrés, tentures ; c'est la chambre qui ne sert pas.

— Si nous sommes de pauvres gens, vous voyez que nous ne sommes tout de même pas dans la misère.

Elle entend qu'à l'hôtel où nous sommes descendus nous nous considérions comme ses hôtes, aussi longtemps que nous resterons à Cérilly.

— Voulez-vous voir la maison du Père Perdrix, nous dit le beau-frère ; cela doit vous intéresser.

Et nous l'accompagnons à l'avant-dernière maison du village ; mais la pièce où l'on nous reçoit a été remise à neuf. Comme nous en sortons le beau-frère se penche vers nous :

— Celui que vous voyez là-bas, c'est Jean Morantin ; vous savez bien : le seigneur du village. Quand Louis a parlé de lui dans son livre, on a voulu le faire fâcher. Il dit : non, non, je le connais le petit Philippe ! c'est bon garçon ; il n'a pas voulu dire du mal de moi.

Nous rentrons à l'hôtel où vient d'arriver de Vichy, Valery-Larbaud avec qui nous passons la soirée.

La cérémonie funèbre a lieu vendredi matin à 10 h.

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