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LES "CHARLES BLANCHARD " 283

Certes le manège contenait des chevaux, ces chevaux étaient même, à s'y méprendre, semblables à des chevaux vivants. Non seulement ils possé- daient des étriers, une queue, une bride, — ils possédaient encore une crinière. Mais le manège lui-même valait beaucoup plus que ses chevaux. Il eût été difficile de dire si le manège était rouge ou s'il était doré. Ses couleurs vous saisissaient, on ne savait laquelle aimer le mieux. On apercevait là des oriflammes, des banderoles, des colonnes dorées, des fleurs artificielles, des franges. On

I percevait là des choses dont c'est tout juste si on savait le nom. Des lampes en cuivre se balan- cent à des suspensions. Un mélange de richesses renait en vous tous ceux de vos sentiments qui pouvaient admirer. Pour un peu vous alliez oublier de remarquer des boules bleues, des boules blanches, des boules jaunes, qui étaient des miroirs, qui devaient être des diamants, qui étaient, avec le soleil, ce qui brille le plus au monde. On en avait pendu un peu partout. L'orgue faisait penser aux pianos.

Un jour, par la fenêtre ouverte, l'enfant avait aperçu le salon de Madame Léon Bonnet qui était une femme très riche. Il en avait reçu un coup. Il avait été vraiment frappé à la face par des rideaux de soie, par des tapis, par des sophas, par des vases à fleurs, par des lampes à colonne de cuivre qui lui semblaient être au nombre d'au

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