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NOTES IOI

Redresse-toi ! Deviens peuplier, pauvre saule ! Et de l'espoir ! J'ai respiré l'odeur de l'aube Dans un cri du chemin de fer.

un individu qu'il s'agit pourtant de dissoudre dans

l'énorme et plus importante communauté :

Mon vouloir que jadis je vénérais n'est rien Qu'un éphémère élan du vouloir unanime; Je méprise mon cœur et ma pensée intime : Le rêve de la ville est plus beau que le mien.

Je n'ai pas le désir enfantin d'être libre; Mon idéal usé pend après de vieux clous. Je disparais. Et l'adorable vie de tous Me chasse de mon corps

Avec ce qui me reste encor de conscience Je connais le bonheur de n' être presque pas.

Si les poëmes de cette seconde partie ne sont pas tous parfaits, (il en est d'excellents qui emplissent le cœur et l'esprit d'un contentement véritable) il n'en est aucun peut-être qui ne frémisse d'une vie réelle et qui ne doive ses défauts mêmes à l'intensité de son émotion suffocante et à la sincérité de son originalité.

A. G.

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  1. #

��POEMES PAR UN RICHE AMATEUR.

Ce livre est fait pour irriter les uns, amuser d'autant plus les autres ; hâtons nous d'être de ceux-ci.

L'auteur anonyme imagine un milliardaire américain, M. Barnabooth, (" ...fortune gigantesque — la plus importante peut-être, et certainement la plus solidement assise du monde moderne ") auteur d'une nouvelle en prose (" œuvre de jeunesse : quand il la composa, M. B. avait dix-huit ans") et de deux suites de poëmes. Il imagine un M, X. M. Tournier de

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