Ouvrir le menu principal
Cette page n’a pas encore été corrigée


NOTES 943

peu près rcussi. C'est ce qu'on doit demander d'abord à un romancier.

ALBERT THIBAUDET

��LES IMAGES DU MONDE (Tome deuxième) (Figuière et C-) ; LA TRADITION DE POÉSIE SCIENTIFIQUE, par René GhiL (Société littéraire de France).

La doctrine poétique de M. René Ghil, après avoir occupé le premier plan de l'actualité littéraire, au point de requérir l'attention de la grande presse, semblait un peu oubliée. Le nom même du poète de VŒuvre n'était plus guère cité dans les revues jeunes qu'à de rares occasions.

Pourtant son influence n'avait pas cessé de s'exercer et presque tous les systèmes poétiques lancés depuis quinze ans s'inspiraient des mêmes principes, ou plutôt de la même chimère. Mais outre que les fondateurs d'écoles sont plutôt discrets sur ce qui touche à leurs précurseurs directs, on peut penser qu'ils suivaient moins l'exemple de M. René Ghil que le vieil esprit confusionniste dont ce poète difficile "demeurera le plus curieux représentant.

La notion de genres distincts, en art ou en littérature, est odieuse à quiconque a plus de sensibilité que de moyens d'expression. Faute de pouvoir extérioriser et rendre palpable ou concret l'enthousiasme confus qui l'anime et qui se prend volontiers pour le souffle du génie, tel inventeur - déclare l'outil imparfait et les règles du métier étroites ou caduques.

Ainsi maint écrivain de qui les premiers essais — sincères dans leur médiocrité — trahissaient le défaut de tempéra- ment, et l'inaptitude à l'un quelconque des arts existants, entreprit d'en fabriquer un de toutes pièces, qui fut nouveau.

�� �