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le côté avec espoir toujours par où l’on attend l’inattendu.

Avant que nous soyons il était là et déjà nous étions avec lui sa nécessité et son désir.

De son côté est le commencement et cela dont le propre est de ne pas mourir.

Il y a eu un moment de lui à nous commun où nous n’étions pas séparés.

Et certes nous ne serions pas venus dans ce monde si bien fait et que notre devoir comme tout homme vivant est de déranger,

Et nous aurions pu attendre longtemps le consentement de notre mère.

Si lui n’avait tout secoué pour nous arracher de lui dans le grondement de son rire et de sa colère.

Et cela même qui nous a faits, c’est cela dans les grands moments qui nous ressaisit.

C’est ses yeux qui recherchent les nôtres, les mêmes, pour voir si nous sommes un mâle comme lui.

Ainsi quand ce n’est pas un homme seulement, par hasard, mais que la nation même jusque dans ses racines est insultée.

Et qu’un autre peuple en pleine figure la nie et lui dit que le moment est venu de la vérité,

Et ce droit qu’elle prétend de ne pas obéir, on va bien voir à l’instant de quoi c’est fait.

Un frisson, plus encore que la colère, surprise, déplaçant le sommeil stupide de la paix,

La révélation tout à coup de cette chose plus que nous autour de nous nécessaire, et plus ancienne que nous avec nous, et tellement plus forte et ample,