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VIE DE GUILLAUME APOLLINAIRE 69 1

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��J'ai vu Guillaume Apollinaire engraissé, déjeunant seul, pareil ainsi au Roi Soleil et tenant tour à tour les propos de Denis Diderot et de Casanova, et puis, en pelant une poire, chantant quelque refrain bien absurde des mauvaises époques : 1827, 1850 ou 1875 :

FoiitOHS-noiis d'ça, TralaJala !

Mais je sais de quoi Guillaume ne se foutait pas.

J'ai vu Guillaume au jour le plus affreux de sa vie. En l'embrassant, je lui glissai une parole d'espérance. Il riait dans ses larmes

Foutons-nous d'ça, TralaJala !

Et si la calomnie n'a pas tout à fait désarmé, si les ignorants, les artistes de contrebande, si ceux qui te doivent tout nient encore, ah ! Guillaume mon frère

Foulons-nous d'ça.

Tu adorais ce refrain ridicule. Et vraiment ne chante- rons-nous plus jamais cet air Saint-Simonien, Ménilmon- tant, chant religieux, à quoi nous avions voulu rendre une certaine vogue !

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��La guerre ! Les recruteurs se montraient exigeants et quelques bonnes volontés demeuraient à l'abandon.

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