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NOTES 623

des esprits que l'on peut dire parents. Certains déplorent,. devant de tels exemples, la confusion actuelle. Il n'y a là, au contraire, que motif à émulation. Pour ma part, je me réjouis en évaluant la somme d'etforts qu'il va fiilloir dépen- ser pour élucider, non par de vaines paroles, mais par des œuvres persuasives, un problème dont ces textes antagonistes font soupçonner les vastes proportions.

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��Je demande la permission de m'attarder un peu sur cette question capitale de la troisième dimension, "en attendant de démojitrer au prix de quels travaux et de quels sacrifices Cézanne Sinixa. à. suggérer la profondeur au lieu d^riiinler, ce qui, si j'y réussis, ébranlera peut-être un peu la confiance de nos distingués adversaires en la vertu des techniques péri- mées.

La raison qu'invoque d'abord M. Longnon pour restaurer la profondeur du tableau est d'ordre réaliste. La nature nous offre trois dimensions : il est donc nécessaire de la repré- senter dans ses trois dimensions. Je pourrais objecter que la nature est une chose et la peinture une autre, ou dire avec Richard Wagner que « l'art commence où la nature cesse » mais je préfère, adoptant un langage moins prétentieux, émettre la proposition suivante : N'est-il pas possible d'ex- primer la profondeur autrement que littéralement ? Ne pou- vons-nous donner réqiiivalcul de la troisième dimension ? Ce droit que l'on accorde au poète au nom même de la vérité, d'exprimer les choses par suggestion, ne peut-on l'accorder enfin aux peintres sur un point ? La profondeur ne peut-elle se réaliser dans l'esprit du spectateur plutôt que sur la toile ? Résultant du dvnamisme des couleurs qui se situent naturel- lement à différents degrés de profondeur, cette cl islûucc entre des plans colorés ne scra-t-elle pas à la fois plus éloquente

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