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6()2 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

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��H. B., par /'//// des Qiiaraiile (réimpression de la Connaissance).

On a bien fait de réimprimer ces quelques pages qui n'existaient pas dans les œuvres dites complètes de Mérimée, ou plutôt qui y étaient remplacées par l'essai, plus long et plus terne, des Porlraits Liltéraires. L'entrée de Mérimée dans le domaine public va d'ailleurs permettre de réaliser une véritable édition complète, analogue au Stendhal de Cham- pion, et où la correspondance, avec ses parties inédites, pourra être donnée dans son entier. Sans se dissimuler Its lacunes et les limites de Mérimée, la vulgarité de son style, le caractère artificiel de beaucoup de ses récits, on doit lui marquer une place capitale parmi les intelligences qui ont maintenu tout le long du romantisme l'esprit et la tradition du xviii'^ siècle.

On ne saurait chercher dans cet opuscule un vrai portrait de Stendhal ; mais on y trouve des coups de crayon heu- reux, dont doit faire état le peintre de ce portrait. Nous avons les conversations de Stendhal avec son lecteur. Nous aimerions avoir des conversations vraies de Stendhal avec quelqu'un de ses contemporains qui fût de son bord et de son intelligence, — et nul n'en pouvait être mieux que Mérimée. Bien qu'aucune parole de Stendhal ne soit propre- ment rapportée dans ces pages, il semble que nous l'y voyons causer. Et si nous n'y voyons pas causer Mérimée, nous l'y voyons écouter avec un sourire intérieur et froid. L'ironie très voilée avec laquelle il parle de Stendhal ressemble à l'ironie avec laquelle Stendhal eût parlé de Mérimée. Elle parait appartenir à un protocole de relations idéales. Elle •est comme une politesse de l'intelligence.

Le livret, tiré à vingt-cinq exemplaires, avait ^té d'abord

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