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RÉFLEXIONS SUR LA LITTÉRATURE

LA SYMPHONIE PASTORALE

Nous n'avons jusqu'ici parlé qu'avec la plus grande reserve des ouvrages que nos lecteurs connaissaient pour en avoir eu la primeur dans la revue. En particulier, aucun livre d'André Gide n'a été l'objet de la moindre note. Cette dis- crétion nous continuerons à l'observer dans son esprit ; mais, comme elle n'avait rien d'une consigne littérale, il n'y a aucun Heu de lui laisser l'apparence de lettre et de con- sione. Depuis que la Nouvelle Revue Fraiiçiuse a repris sa publication, les rapports de ses collaborateurs ont été plutôt de discussion que de congraculation. L'expérience, la raison et le bon goût nous montrent là un moyen de vie et de santé supérieur aux échanges de séné et de casse. Les livres <l'André Gide, qui sont des livres d'intelligence, de réflexion et de critique sollicitent l'intelligence, la réflexion, la cri- tique, parfois avec eux, parfois contre eux, y trouvent leur milieu et leur prolongement naturels. Il semble même que l'auteur s'efforce aujourd'hui d'y tenir le moins de place pos- sible, afin d'en laisser davantage où s'éveille, s'exerce et s'étende sur ses thèmes l'esprit du lecteur. Et cela ne s'en- tend ni des Nourriiures Terrestres ni de Paliides développés dans le mouvement inverse et d'oii Gide est revenu, depuis Vîinmordiste, par une grande courbe. Mais la Porte Etroite

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