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554 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

XIX

Véronique et Prisca sont revenues du couvent pour assister Maman Lecœur. C'est au tour de maman Lecœur de mourir. • Maman Lecœur pense toujours à Pincengrain.

Véronique et Prisca sont assises en deuil de chaque côté de son lit et de cette pensée.

Il est dix heures du soir.

Une voisine se tient sur le pas de sa porte. Elle ne peut pas dormir. Elle a le pressentiment que Maman Lecœur mourra cette nuit.

La Gerboise vient rôder autour de cette heure et de cette maison, on ne sait pourquoi. Elle regarde par la fenêtre de Maman Lecœur. Véronique et Prisca recon- naissent le pas et le visage.

Elle dit très fort à la voisine :

— « Morte ? ))

Maman Lecœur reconnaît la voix de la Gerboise. Maman Lecœ'ur se soulève, comme si c'était la voix de la mort qu'elle eût entendue. Elle demande à ses petites-filles d'aller au-devant d'elle pour la chasser. Elle foit de grands gestes, comme pour se débarrasser de quelqu'un qui l'étoufferait. Elle crie. Véronique et Prisca s'évanouissent. La voisine et la Gerboise qui la suit, entrent pour habil- ler une morte. La Gerboise cherche dans l'armoire de Maman Lecœnir. Elle y trouve le voile de mariage de Clorinde, et l'étend sur le pauvre visage, après la toilette.

Le lendemain, quand Madame Pincengrain deman-

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