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LES PIXCEXGRAIN 545

— Que veux-tu ? dit Pincengrain. Il faut nous rési- gner, Clorinde^ à avoir des ennemis politiques. »

��VIII

��Le soir, Pincengrain fatigué se couche de bonne heure. L'arrière-boutique tient lieu de salle à manger et de chambre à coucher.

Clorinde veille en face du lit. Elle raccommode les vêtements de ses enfants.

Pincengrain lui dit :

— « Encore ce peignoir de pilou, couleur de cendre. Si quelqu'un venait... »

Clorinde, sans faire une remarque, va décrocher la robe de satin noir du lendemain de ses noces, garnie d'un liseré d'argent. Elle s'en revêt.

Entre la Gerboise.

— « Je viens veiller avec vous, Madame. »

Ses yeux cherchent le lit, où Pincengrain maintenant dort. Elle le regarde sans travailler, tout le temps que Madame Pincengrain travaille. Madame Pincengrain lui raconte pour la centième fois que son père habitait une grande forêt ; qu'il était pieux ; qu'elle l'aimait ; qu'elle ne s'est pas mariée pour quitter sa mère ; mais qu'elle s'est réjouie de la quitter, en se mariant ; qu'elle aimait beaucoup moins sa mère que son père, sans toutefois ne l'aimer point.

La Gerboise regarde le lit. Pincengrain se réveille. Il dit :

— « Qui nous fait donc la politesse de nous venir voir ?

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