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NOTES DE JULES LAFORGUE 333

Vendredi ). — Reçu la Gazette des B. A. mon article.

Samedi 4. — Arrivé à 3 1/2 (à Ems) la gare, un pont, au quai des mulets ornés de rouge — eau dormante, petit vapeur de plaisance — une poignée d'hôtels dans un trou de montagne — Les gens se promenant un verre à la main — les sources et leurs nymphes — ouvrier occupé à graver des initiales sur un verre éme- raude — les galeries, boutiques, — acheté Graindorge et un coupe-papier = 5 m. 50. Le bijoutier de Coblenz et son corail solitaire — La musique — celui qui joue des airs de Carmen sur le xylophone. Toilettes — une toute en pensées — Un français lisant les mémoires de M. Claude. Les 2 rouges. Une fine, longue, longue, gants rouges ! — le soir viandes froides — après la lec- ture — la charité de Maxime du Camp.

{Ecrit m marge dans le haut de la page^ : La pierre à l'endroit où, en 1870, le roi de Prusse tourna le dos à Benedétti.

Dimanche j. — Promenade en voiture le long des vignes de la Moselle — reçu l'Irréparable i'^ partie, de Bourget. Je me suis rué dessus, je riais tout seul dans ma chambre, tellement chatouillé au tréiond de mes impié- tés Schopenhaueriennes — plus un paquet d'articles du Parlement —

Lundi 6. — La C" Blumenthal — le soir toujours voiture Mayence chaussée — Le train qui passe — la barrière qu'on ferme — la petite église de l'Imp. où un paysan ne veut pas vendre la place d'un arbre — thé — princesse d'Arenberg et sa fille Bruxelles — Elle cause avec Gélien, chauvinisme français, la Commune, une lourde et pédante personne — sans tact — l'Imp. lui

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