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��480 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

graphes, qui écrivent Cordouc (Espagne) et Côrdoba (Repu- blique Argentine).

Le nom de la comtesse d'Aulnoy ne figure pas dans l'index de ce Dictionnaire. M. E. Bonnaffé aurait cepen- dant pu trouver chez elle des mots ou des formes inté- ressants (« barge- » et « Cherincras » — pour Charing Cross, — entre autres). Enfin, d'une manière générale, il nous semble qu'il aurait dû étendre son enquête, d'une part à un plus grand nombre de traducteurs (respon- sables, au même titre que les romanciers de la période 1875-1900, de l'introduction de plusieurs anglicismes), et d'autre part aux ouvrages de biologie générale pos- térieurs à la publication de l'Origine des Espèces : c'est ainsi qu'à l'article sport nous avons été surpris de ne pas trouver le substantif « sport » dans le sens de « produit d'une variation brusque ». A ce propos je me permets de signaler à M. E. Bonnaffé le verbe « sporter » que fai dû employer (au sens de « devenir un cas de varia- tion brusque ») pour rendre exactement la pensée de Samuel Butler dans un passage de La vie et l'habitude. Voilà un anglicisme dont je prends l'entière responsabilité, et pour lequel j'ose espérer — pacc M. L. Blaringhem — un accueil favorable.

Mais en voilà assez. Pour conclure nous dirons que ce livre, à la fois attachant et utile, vient à son heure : il est comme l'inventaire des mots anglais qui sont entrés à peu près définitivement dans la langue française, et de ceux — un bon tiers de la liste — qui n'y auront fait qu'un court séjour ; — un inventaire des anglicismes dressé, crovons-nous, à la veille de la disparition de l'an-

��glomanie verbale.

��VALERY LARBAU»

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