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NOTES 477

naffé cite souvent : Philarète Chasies. II a donné quel- que part un certain nombre d'étymologies curieuses, — à vrai dire assez difficiles à vérifier, mais qui tendraient à augmenter la liste des anglicismes datant de la guerre de Cent Ans. Une de ces étymologies est celle de « guil- ledou » (« courir le guilledou ») qui ne figure pas dans l'ouvrage de M. E. BonnaflFé. Mais il a pu l'exclure parce qu'il en a trouvé l'origine anglaise trop douteuse (et pourtant ?) ou parce qu'il a craint de choquer la modestie des lectrices, — comme Samuel Johnson, qu'une dame félicitait, un jour, d'avoir exclu de son dictionnaire « les vilains mots » : — « Ah ! ma chère, répondit le grand Docteur, vous les y avez donc cherchés ? »

« A partir du xix« siècle, c'est l'envahissement. » Oui, mais nous avons dit plus haut ce que nous en pensions, et que le xx^ siècle verra très probablement la fin de l'anglomanie verbale, les vieux anglicismes (ceux d'avant 1800) et les mots techniques seuls demeurant dans le vocabulaire.

« Comme on aura pu s'en rendre compte par l'énu- mération ci-dessus, le long séjour qu'ont fait en France, pendant la guerre, les armées anglaise et américaine, ne paraît pas avoir eu d'influence marquée sur notre voca- bulaire. Nous sommes encore, il est vrai, beaucoup trop près des événements pour tenter de pronostiquer leurs répercussions linguistiques. Cependant, ayant été mêlé, pendant trois ans et demi, comme officier du Ser\-ice des Chemins de Fer dans la zone britannique, au mou- vement des troupes alliées, nous avons été frappé du très petit nombre de mots et de locutions que les populations du Nord ont adoptés de leurs hôtes en kaki. »

Sans doute, mais ce n'était pas par les troupes britan- niques et américaines que les anglicismes avaient des chances d'être importés. Ces anglicismes-là auraient pu

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