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(Tambours). Ecoute ! les tambours battent le réveil. Emportons dans le camp ce malheureux. C'est un personnage de marque. Viens. Notre quart est plus qu'achevé.

Troisième Soldat. — Allons ! Il peut encore en revenir.

(Entre Antoine et Scarus puis l'armée.)

Antoine. — Tous leurs préparatifs sont de nouveau sur mer, décidément nous ne leur plaisons pas sur terre ferme.

Scarus. — Ils sont prêts à la fois sur mer et sur terre, Seigneur.

Antoine. — Que ne puis-je également dans l'air et le feu les poursuivre ! Toujours est-il que notre infanterie tient le pied de cette colline. Mes ordres sont donnés à la flotte, elle a déjà quitté la rade. De là-haut nous pouvons admirer leur déplacement et la rencontre.

(Ils sortent).
(César traverse avec son armée l'autre extrémité de la scène.)

César. — A moins d'être attaqués, pas de combat sur terre. Et je doute qu'il nous attaque ; car le meilleur de ses forces est embarqué. Gagnons les vallées et conservons nos avantages.

(Ils passent.)
(Trois paysans descendent de la colline.)

Premier Paysan. — Non. Ils ne s'étaient pas encore abordés. De la lisière du bois de pins, là-haut, j'ai fort bien pu les voir, dans la clarté de la lune, doubler le cap. Mais peut-être qu'ils se sont rencontrés maintenant.

Deuxième Paysan. — On dit que des oiseaux ont fait