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RÉFLEXIONS SUR LA LITTÉRATURE

LES ANALYSTES ROMANDS

Les libraires Crès et Georg ont commencé à publier, à Paris et à Genève, une Collection Helvétique, établie dans les mêmes conditions de beauté irréprochable et solide que les Maîtres du Livre et où doivent figurer par le meilleur de leur œuvre les principaux écrivains suisses. Les volumes annoncés constituent un choix heureux et riche, si ce n'est que l'absence de Vinet étonne un peu. Jusqu'à présent trois ouvrages ont paru, la Bibliothèque de mon Oncle, de Tôppfer, Mon Village de Philippe Monnier, Adolphe de Benjamin Constant.

Même si — ce qui serait dommage — la collection devait s'arrêter là, on pourrait trouver un sens à la réunion de ces trois volumes et les arrêter en un tout significatif. On y voit îa double face et, si l'on veut, les deux versants de la littéra- ture suisse d'expression française, l'un local, l'autre uni- versel.

La littérature romande locale est une littérature agréable à savourer sur place, mais qui ne s'exporte guère plus que les ■vins de la Côte.- Il est naturel que k Collection Helvétique commence parun livre de Tôppfer, que les Suisses continuent à goûter fort et à mettre assez haut ; mais cette réputation n'a guère passé le Jura, et Tôppfer netient en Franceque la place

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