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BEAUTÉ, MON BELXU SOUCI 287

l'autre jour, . comme il faisait sonner son argent ! Il n'a pas l'air d'un Londonien : c'est quelque campagnard vaniteux et sot.

— Oh, ma chère, comme vous vous trompez ! un homme si spirituel, et qui a vécu je ne sais combien d'années à l'étranger. Et un artiste : il peint pour se distraire, ui'a-t-il dit. Il n'est pas Londonien ? de nais- sance non, naturellement : il -est né dans la résidence de

.5a fiunille en Somerset, et non pas dans une arrière-bou- tique de l'East-End, mais il connaît Londres mieux que vous. Comment .en serait-il autrement, à trente-deux ans et avec près de trois mille livres de rentes, annuelles !

— Oui, je sais : le grand,, le seul argument qu'il daigne faire valoir. Mais je ne le connais pas, et iljne-me con- naît pas, ce monsieur du Somerset.

— Vous venez. dédire q.ue vous le haïssez depuis des moisy etmaintenant vous ne; le- connaissez pas. En tous cas, lui vous connaît. II m'a dit : «Oh, M■'^Longl^uTst,. j-'ai tant regardé Queenie, que je suis sûr maintenant que je la connais jusqu'aux profondeurs de son âme !:.»

— Oh, je sais qu'il m'a regardée. Et il se permet d.e dire (c Queenie » en parlant de moi ? Je vous, ai dit, une fois pour toutes^ que je n'en veux pas ! Et je ne m'explique pas, tante, le rôle que vous jouez dans cette affaire. Tenez, reprenez cet argent ; qui me dit qu'il ne vient pas de la poche.de Monsieur « Quel-est-son-nom? » Je n'en veux pas non plus ; reprenez-le.

— Ne soyez pas stupide. Vous voulez .savoir le rôle que je joue dans tout cela ? Celui d'uu^parente qui désire vous voir heureuse, et . bien mariée,, et qui voudrait vous voir saisir une occasion inespérée, une opportunité unique.

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