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BEAUTÉ, MON BEAU SOUCI 285

Elle fit signe que non.

— Quelle chance vous avez, en tout, et pour tout ! A propos, il faut que je vous demande pardon d'avoir parlé trop vite, dimanche dernier. Mais j'ai été si sur- prise quand vous avez dit que vous étiez fiancée, que je n'ai pas eu le temps de voir que c'était une ma- nœuvre.

— Ce n'était pas une manœuvre ! J'ai dit la vérité.

— Oh vraiment ! eh bien, quand se fera le mariage ?

— En automne, c'est-à-dire...

— C'est-à-dire jamais, n'est-ce pas ?

— Et pourquoi, jamais ?

Elle lui dit le peu qu'elle savait sur les occupations et la position de Marc Fournier ; puis elle conclut :

— Voilà quatre ans que nous nous connaissons, et que nous n'avons pas cessé de nous écrire. Je rcc^evais ses lettres au bureau de poste, quand je vivais chez vous. Et je l'ai revu il y a quatre mois, et il devait revenir ces jours-ci, mais...

— Mais il reviendra plus tard, ou une autre fois. Y ii-t-il eu quelque chose entre vous ?

Elle fit signe que non, et, se décidant à parler :

— - Non, et il m'a seulement offert de me prendre

^comme secrétaire. Et alors, j'ai pensé que peut-être...

Tenez, c'est lui qui m'a donné cette machine à écrire et

ce tapis.

— Quelle munificence !

— Oh, il voulait me donner beaucoup d'autres choses encore. Mais j'ai refusé, et je lui ai déjà rendu un peu de ce qu'il a dépensé pour moi.

— C'était bien la marche à suivre pour vous faire

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