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282 LA NOUVELLE REVUE FIUNÇAJSE

elle a. réussi à attraper Crosland. Mais vous, c'est encore mieux : vous n'avez pasdix-neuf ans, et voilà un homme de près de cent mille livres accroché à votre hameçon, et déjà hors de l'eau et tout pantelant, à vos pieds sur l'herbe ! Et tout cela, en le fuyant; en iic voulant abso- lument pas le voir, .en l'écartant avec la bout de votre parapluie, comme s'il eût été un mendiant ivre. Admirable; Et puis^ hier, le coup final : vous êtes déjà fiancée ! Après, cela, c'est affaire faite. Il est désespéré. Il m'a^icconipagnéjusqu'au tournant de la rue, où je vais sans doute le retrouver tout à l'heure, bien qu'il m'ait dit adieu. Nous nous étions souvent demandé, votre. tante et moi, si ses-intentions. étaient liojvoraKles ; car ses façons d'être sont si bigarres, — mais cela viervt de son éducation et de sarichesse; : im entmt unique, et UJi homme qui n'a pas été habitué à s'entendre dire non.. Et puis la situation était... un peu équivoque. Mais depuis hier nous n'avonspius.au^iun doute là-dessus : c'est le mariage. A. présent' qu'il est persuadé qu'il a un rival ! Oh, j'ose dire que jcle comprends... Quelle peine il s'est donnée pour savoir qui vous étiez, et pour arri- ver de proche en proche jusqu'à vous. A vrai dire, il n'a pas autre chose à faire de toute ht- journée.

Elle ne répondit rien à cela, qu'elle atait du reste à peine écouté. Dès qu'il était question de M. Harding, elle se réfugiait en pensée auprès de Marc Eournier. Il allait bientôt revenir. PLile serait sa secrétaire, et il était probable, qu'elle aurait beaucoup moins de travail et beaucoup plus de liberté que dans le bureau où elle était à présent. Et puis, elle aurait quelqu'im qui s'occuperait d'elle et la protégerait, uh homme qu'elle connaissait

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