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BEAUTÉ, MON BEAU SOUCI 28 1

en ce moment absent, et qui doit revenir le mois pro- chain. Tante, c'est ce Monsieur dont mère a dirigé la maison avant notre départ pour l'Amérique. Et main- tenant il faut que je m'en aille. Je suis fâchée d'être venue et je ne reviendrai plus ici. Et sans même saluer, elle partit.

Son intention avait été de rompre une seconde fois- avec sa tante, et du même coup avec ce M. Harding, son ennemi, avec qui sa tante avait fait alliance. S'il osait l'aborder encore une fois dans la rue, elle appellerait ui> aèrent.

Mais elle vit bien qu'il lui était impossible de rompre avec sa faniille. Dès le lendemain de sa visite à sa tante,- M. Longhurst, son oncle et tuteur, vint la voir chez elle. Il lui fournit toutes sortes d'explications, qu'elle- écouta distraitement, concernant son héritage.

Lui non plus, ne fit aucune allusion au passé. C'était un homme froid, assez effacé dans sa maison, et d'une tournure d'esprit ironique ; et sa nièce fut surprise de voir qu'il lui témoignait plus d'aft'ection que d'ordinaire, et la traitait même avec considération.

Après ce qui s'était passé, il y avait dix mois, elle aurait cm que ni son oncle ni sa tante n'auraient même daigné la reconnaître s'ils l'avaient rencontrée dans la rue. Alors l'idée que tout cela était dû à l'intervention de M. Harding lui traversa l'esprit. Justement son oncle,, ayant épuisé l'affaire dont il était venu l'entretenir, par- lait de M. Harding.

— Permettez-moi de vous dire que vous avez biea joué. Votre mère non plus n'avait pas mal joué quand

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