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BEAUTÉ, MON BEAU SOUCI 265

même passerait la prendre chez le portier lundi prochain.

— Vous ne pouvez pas rentrer si tôt à Harlesden, M"^ Crosland. Il est à peine sept heures et demie. Nous pourrions faire une petite promenade. J'ai pensé à un endroit où nous pourrions aller, et où je serais certai- nement allé, même si j'avais été seul, pour le revoir avant mon départ.

— Oh, à Chelsea, n'est-ce pas ?

— Oui, à Chelsea, où il reste un peu de ma jeu- nesse et un peu de votre enfance, et le souvenir de la personne très chère que nous avons perdue.

Elle y consentit, mais elle voulut faire à pied une partie du trajet, et ils allèrent jusqu'à Hyde Park Corner, où ils prirent un autobus. La nuit était déjà venue lorsqu'ils descendirent au coin de King's Road et de Oakley Street.

C'était une nuit de la première quinzaine d'octobre, relativement tiède. Ils suivirent Oaklev Street dans la direction du fleuve, puis tournèrent à droite dans Cheyne Walk.

— Voici le jardin, dit Marc. Prenons la petite allée centrale.

— Et voici la statue de Carlyle, dit Queenie.

— Le seul peut-être de tous nos voisins qui soit resté ià. Et la seule figure, peut-être, que je reconnaîtrais <lans le quartier, c'est sa bonne tête de vieux chien de berger. Ah ! voici mon ancienne maison ; ma fenêtre du rez-de-chaussée. C'est de là que je vous ai aperçue pour la première fois, un jour que vous vous étiez déguisée, avec d'autres jeunes gens, pour visiter les convalescents de l'hôpital. Vous souvenez-vous ? Et vous rappelez-

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