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158 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

du grain que la meule meurtril... Seigneur ! voire nom reprend Jorce.

(Volée de coups)

Je suis h chêne, dont l'écorcc se détache et montre Vanhier, pareil a ti toise du guerrier !

(Volée de coups)

Je suis rocéan sur la plage ietant les planches du naufrage !

��La Revue de Paris publie une pièce inédite de Jules Lcmaitre : Un Aventurier (15 mai, i" juin). Feruand Vandérem cite ces réflexions: ir Le jargon de notre époque., cette partie du style purement de mode et qui doit vieillir, restera comme un des plus monstrueux jargons de la langue française. Je suis trop de mon temps, j'ai t/op les pieds dans h romantisme pour songera secouer complètement certaines préoccupations de rhétorique. Seulement, dans ce style si capricieusement ouvragé, si chargé d'ornements de toutes sortes, je voudrais porter la hache, ouvrir des clairières, arriver à une clarté plus large. Moins d'art et plus de solidité. Un retour à la langue si nette et si carrée du XVII* siècle. Un effort constant pour que l'expression ne dépassât pas la sensa- tion >i.

C'est du Zola de 1881 (Les Romanciers naturalistes). '

��Daniel Halévy écrit, dans la Revue Universelle (i'= mai) : « M. Paul Valéry s'est inventé pour lui-même et ses initiés, une rhétorique de l'allusion, con- traire à notre rhétorique classique, dont la règle veut qu'on annonce les idées, qu'on développe leur contenu et que de l'une à l'autre on ménage les transi- tions. Il n'est pas très difficile de s'accoutumer à cette rhétorique (ce fut celle de Gongora).... Mais la pensée existe, elle veille, un esprit ferme lie, ordonne, mène les images dispersées et parfois se découvrant sans voiles il s'exprime avec l'harmonie, avec la grâce puissante du discours racinicn ».

(De Mitllanné à Paul Valéry).

��La Vie (i* juin) : Odilon Redon, par Sérusier.

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