Ouvrir le menu principal
Cette page n’a pas encore été corrigée


150 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

au scepticisme :

« Le révolutionnaire d'aujourd'hui, gui est un sceptique infini, est sans cesse occupé à miner ses propres mines. La satire, par exemple, peut être Jolie et anarchique, mais elle implique la supériorité de certaines cJjoses sur d'autres ; elle présuppose un modèle. Quand, dans la rue, des petits garçons rient de l'obésité d'un journaliste distingué, ils supposent inconsciemment un canon de sculpture grecque... Nietzsche avait un cer- tain talent naturel bour le sarcasme, mais il y a toujours quelque chose dans sa satire qui manque de corps et de poids, simplement parce qu'elle n'a pas derricre elle une certaine masse de morale ordi- naire. »

��POÈMES DE FRANCIS REEVES

De Francis Reeves, dans la Minerve française (lermai), ceshui-

tains :

PRINTEMPS

Printemps, de si loin que tu viennes^ Tu n'apportes que le passe. Les miséricordes sereines Du vieil espoir jamais lassé.

C'est en souvenance su pr ente De eet espoir que les défunts Tissent ta robe de baptême Qui répand ses lustrais parfums.

ÉTÉ

Chute d'azur au fond des ondes, Moires de feu sur les épis, Vielles des moissons, folles rondes. Langueur d'hymen dans les pourpris...

Je songe à la prodigue vie ; Je songe à la pure beauté Ducarur qui donne et communie Au temps de sa maturité.

�� �