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RÉFLEXIONS SUR LA LITTÉRATURE

DU ROMANESQUE

M. Seillière a déjà consacré à la psychologie sociale du xix« siècle et à certaines origines qui l'expliquent dans les deux siècles antérieurs une vingtaine de volumes, intelli- gents et copieux, d'autant plus intéressants qu'ils se relient, comme une de ses chaînes principales, à ce qui me paraît être depuis vingt ans le Massif Central de la critique fran- çaise : une analyse, et, dans une certaine mesure, un essai de liquidation du romantisme. On sait quelle est ici la part de M. Maurras, de M. Lasserre, de M. Benda. M. Seillière, qui n'est pas comme eux journaliste et dont la lorme est moins piquante, se trouve moins connu du grand public, ce qui n'a aucune importance.

Le petit livre qu'il vient de publier sur les Origines roina- iwsqpes de la Morale et de la Politique romantiques, pose avec élégance et s'efforce avec discrétion de résoudre de curieux problèmes littéraires. J'en écarterai tout ce qui appartient aux étiquettes et aux classifications ordinaires de M. Seil- lière, dont je ne nie pas d'ailleurs la commodité : impéria- lisme et mysticisme démocratique, au sens particulier et personnel oii il les prend, sont des termes utiles à l'auteur pour exprimer ses idées propres, mais dont on sent tout de suite qu'ils lui resteront aussi propres et qu'ils n'ont aucune

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