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BEAUTÉ, MON BEAU SOUCI IO3

ment, qui les obligeait à prendre des précautions : Queenie était là. Sans doute, elle savait ; mais i! valait mieux...

Marc ne l'avait pas \nie ; il avait dîné en ville et était rentré tard ; mais Edith l'avait prévenu : « Je ferai venir ma fille pour m'aider à faire les bagages et à mettre les housses aux meubles ». Elle devait être couchée dans la chambre qu'on n'utilisait pas. Le bruit que Marc avait fait en entrant avait pu la réveiller. Il fallait attendre un peu avant de... On frappa doucement à la porte.

— Entrez, dit Marc, surpris qu'Edith vint le rejoindre dans cette pièce.

La porte s'ouvrit.

— Mère m'a dit que vous désiriez me parler ? C'était Queenie, dans un vêtement de nuit emprunté

à sa mère, trop long, et qu'elle relevait un peu pour marcher, en sorte qu'on voyait ses pieds nus. Marc balbutia :

— Je n'ai pas... je veux dire, oui, je voulais...

Elle sourit, referma très doucement la porte, puis, en mettant un doigt sur sa bouche, elle traversa la chambre et vint s'asseoir devant la cheminée, sur un pouf de velours qu'il y avait là.

— Parlons bas, dit-elle ; le portier n'est pas encore couché. Alors vous partez ? Et nous ne vous re verrons plus.

— Pourquoi non ? Mais je voudrais savoir...

— Je croyais que vous étiez lassé d'elle.

— Non ; mais depuis que je vous ai vue, je vous l'ai dit, je n'ai plus songé qu'à vous.

— Je me le rappelle, et la manière dont vous me

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