Page:NRF 11.djvu/570

Cette page n’a pas encore été corrigée


564 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

Je me suis guéri de mon amour pour Minette. Je couche tous les trois ou quatre jours, pour les besoins physiques, avec Charlotte Knabelhuber, fille entretenue par M. de Kutendvilde, riche hollandais. J'ai été content de moi à ce sujet.

Madame Alexandrine D[aru] a passé et m'a reçu d'une manière qui avait la façon de l'amitié.

J'ai fait un voyage agréable à Hanovre. J'y ai eu Jeannette. J'ai gagné 34 ou 35 napoléons à l'aimable Digeon.

J'ai été huit jours moins quelques heures absent de Brunswick avec Réol (du 26 octobre au 2 novembre). Voyage agréable, dont je compte faire un journal à part.

Hier, bal animé chez madame de Marchhaltz, avec qui B. passe sa vie d'une manière frappante. Str[ombeck] était bien malheureux pendant que nous nous amusions. Il m'écrit ces propres mots : " Le soir d'hier était un des plus terribles de ma vie : ma femme désolée, et moi-même hors d'état à la consoler.

Toute la nuit, l'image de mon Charles m'était devant les yeux. — Cela finira comme tout finit. "

Il a perdu son fils Charles du croup. J'ai été souvent chez lui le jour de la mort.

14 janvier 1808.

De toutes nos connaissances de Brunswick, le seul qui ait réellement de l'esprit c'est Jacobsohn. Il joint à son esprit toute la finesse d'un juif qu'il est, et deux millions.

Beaucoup d'imagination dans le genre oriental ; mais il ne parle pas bien français, et sa vanité est trop à découvert. Par vanité, en le flattant, aux bains d'Helmstedt on lui a

�� �