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sijOUR DE STENDHAL A BRUNSWICK 557

visage lourd, beaucoup plus petit que moi. Nul esprit (idées neuves, saillies, vivacité), mais du bon sens. Il raconte avec netteté et assez de chaleur, mêle sans cesse le hollandais avec l'allemand, ce qui fait grâce.

Un âne, disait Lichtenberg, est un cheval, traduit en hollandais. Le hollandais est le comble du ridicule pour une oreille allemande.

J'ai eu le défaut, hier et aujourd'hui, d'assommer de moi Strombeck. Je m'ôte toute grâce en étant beaucoup avec lui, d'une manière qui l'ennuie peut-être souvent.

Actuellement, qu'il soupera seul avec sa femme, me redonner de la grâce en y allant plus rarement le soir.

La manière ouverte dont M. de Heert fait la cour à Minette serait le comble de l'indécence, du ridicule et de la malhonnêteté en France.

Mais aussi Strombeck me disait en revenant que, de toutes les femmes de sa famille (très étendue), il ne croyait pas qu'il y en eût une qui eût fait son mari cocu.

Sa singulière proposition à sa belle-sœur, madame de Knisted, dont la famille va s'éteindre faute d'héritiers mâles, et tous les biens retourner aux souverains, prise avec froideur, mais " ne m'en reparlez jamais ".

Il en indique quelque chose à <ï>.^ en termes très couverts ; indignation non jouée, diminuée par les termes au lieu d'être exagérée : "Vous n'avez donc plus d'estime du tout pour notre sexe. Je crois, pour votre honneur, que vous plaisantez ".

Dans un de ses voyages, <[>. s'appuyait sur son épaule

^ Philippine de Griesheim, que Stendhal dénomme plus haut

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