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SS'^ LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

demie, Str[ombeck] et moi, Mesdames de Str[ombeck], de Gr[iesheim] ; Philippine et Minette étaient parties une demi-heure auparavant, en voiture ; M. de Heert les escortait à cheval.

Nous arrivâmes à Lauingen à onze heures et demie, déjeûnâmes bien, comme dirait un Allemand, avec du rhum, du bishop, du gâteau, du beurre et du chocolat ; rien de chaud.

Je fus content de moi toute la journée, j'étais occupé de ma situation avec M[inette] et M. de Heert.M[inette] me rechercha constamment, je fus un peu timide jusqu'à dîner, il produisit une révolution.

Après dîner, je vis clairement que M[inette] avait une extase amoureuse qui n'était pas de sentiment, mais au contraire, ce qui indique un grand moyen de séduction. Je finis par lui parler de mon amour très bien, à mots couverts mais clairs. De ce moment au départ, M. de H[eertJ fut triste : il l'aime réellement.

C'est un homme de bon sens, ayant beaucoup de ressemblance arec M. David, professeur de mathémati- ques. Je ne savais rien de la Hollande, il m'a donné les premiers traits d'une description de sa position.

Pillés indignement. Les capitaux diminués de deux tiers. Le roi a voulu saisir ceux de la banque, on lui a laissé entrevoir la révolte, ruinant leur crédit : il les ruinait. Véritable et fort esprit de liberté. Haine encore nationale contre les Espagnols.

Toute la Hollande est généralement sous l'eau ; quel- ques endroits à soixante pieds. Caractère hollandais aussi peu aimable qu'il est solide. Paysans des environs d'Am- sterdam qui ont huit cent mille francs, un million de bien.

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