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SÉJOUR DE STENDHAL A BRUNSWICK 55 1

Je me suis barbouillé, aux yeux de M"'® de Str[ombeck:], en faisant un soir un peu le Valmont. Ce n'est pas la première fois qu'il m'arrive de frapper trop fort.

M. de Lauingen m'a invité à dîner à Lauingen, en- suite Madame et Mesdemoiselles de G[riesheim], M. de Heert, M. de Str[ombeck]. Ces dames reviennent le soir, Str[ombeck] et moi allons à Grossen Twilpstedt.

Ce matin, à une heure, en revenant de La Mâche de passer deux heures avec MM. de Heert et Mtinchhau- scn, j'ai eu deux heures d'un dégoût de tout au monde, même de F Homme d'Helvétius, que je lisais alors, et qui me semble le bon sens même. Je trouve plus dans un de ses chapitres que dans des volumes des autres, et énoncé plus clairement, et mieux prouvé.

Str[ombeck] convient ce soir avec moi que le défaut des Allemands est d'être trop minutieux. Leur législation les Y porte sans doute. Que de recettes, que de caisses, que d'emplois dans les finances de Brunswick ! Quelle complication dans la distribution de la justice !

Après cela, je vais à la comédie. Le Directeur^ de Ci- marosa \ musique charmante. Je vois ces demoiselles avec un léger embarras. Je n'ai pas le sérieux convenable à l'égard du commandant de la place.

23 juin 1807.

Voyage à Twilpstedt. — Je suis revenu hier soir de Twilpstedt. Nous sommes partis samedi, à huit heures et

^ V Imprésario in angustie, opéra de Cimarosa, fut représenté en 1786, à Naples (Teatro Nuovo) et en 1789 à Paris (Théâtre Feydeau).

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