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CHRONIQUE DE CAERDAL 497

C'est le bleu de la vierge, la fleur de lin mys- tique, le feu voilé de sa propre ardeur, la douceur incarnée avec la lumière. Et toute la tristesse du monde est au fond.

Un regard n'est jamais assez tendre, s'il n'est un peu triste aussi.

Il me faut toujours du rêve ; et la prairie du purgatoire est le paysage de ma prédilection.

O mélancholie, accent pur de la profondeur la plus tendre ! Une ardente pensée fait sourire toute la douleur. Il est de ces sourires, où l'on aimerait mourir : un sourire infini. Passer dans un sourire I

André Suarès.

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