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LES CAVES DU VATICAN 47 1

— Car le mobile, le motif du crime, c'est Tanse par où saisir le criminel. Et si, comme le juge prétendra : h fecit eut prodest. . . vous avez fait votre droit, n'est-ce pas ?

— Excusez-moi, dit Amédée dont la sueur emperlait le front.

Mais à ce moment, tout brusquement le dialogue se rompit : le chasseur du restaurant apportait sur une assiette une enveloppe où le nom de Fleurissoire était inscrit. Celui-ci plein de stupeur ouvrit Tenveloppe, et, sur le billet qu'elle contenait, lut ces mots :

f^ous riavex pas une minute à perdre. Le train de Naples part à trois heures. Demandez à Monsieur de Baraglioul de vous accompagner au Crédit Industriel oîi il est connu et pourra témoigner de votre identité. Cave.

— Eh bien ! que vous disais-je ? reprit Amédée à voix basse, plutôt soulagé par l'incident.

— En effet, voici qui n'est pas ordinaire. Comment diable sait-on mon nom ? et que je suis en relation avec le Crédit Industriel.

— Ces gens-là savent tout, je vous dis.

— Le ton de ce billet ne me plaît pas. Celui qui l'écrivit aurait du moins pu s'excuser de nous interrompre.

— A quoi bon ? Il sait bien que ma mission passe avant tout... C'est un chèque à toucher... Non ; impos- sible de vous en parler ici ; vous voyez bien qu'on nous surveille. — Puis tirant sa montre : En effet, nous n'avons que le temps.

Il sonna le garçon.

— Laissez ! laissez, dit Julius : c'est moi qui vous

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