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LES CAVES DU VATICAN 4I

LIVRE DEUXIÈME JULIUS DE BARAGLIOUL

    • Puisqu'il ne faut jamais ôter le

retour à personne. "

Rbtz — VIII, p. 93.

I

Le 30 mars, à minuit, les Baraglioul rentrèrent à Paris et réintégrèrent leur appartement de la rue de Verncuil.

Tandis que Marguerite s'apprêtait pour la nuit, Julius, une petite lampe à la main et des pantoufles aux pieds, pénétra dans son cabinet de travail, qu'il ne retrouvait jamais sans plaisir. La décoration de la pièce était sobre ; quelques Lépine et un Boudin pendaient aux murs ; dans un coin sur un socle tournant, un marbre, le buste de sa femme par Chapu, faisait une tache un peu crue ; au milieu de la pièce, une table renaissance énorme où, depuis son départ, s'amoncelaient livres, brochures et pros- pectus, sur un plateau d'émail cloisonné quelques cartes de visite cornées et, à l'écart du reste, appuyée bien en évidence contre un bronze de Barye, une lettre où Julius reconnut l'écriture de son vieux père. Il déchira tout aussitôt l'enveloppe et lut :

Mon cher filsy

Mes forces ont beaucoup diminué ces derniers jours. A de certains avertissements qui ne trompent paSy je comprends qu'il

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