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��NOTULES

��Même en l'absence d'engagements précis, le manque de temps excuse mal ce silence qui est l'impolitesse du critique. Notre Revue n'a pas trop de place pour ses Notes ; elle devra, pour mieux suivre le mouvement littéraire, y joindre quelques Notules. Mais il faut que ni les auteurs, ni les lecteurs ne s'y méprennent : le mérite et l'intérêt d'un ouvrage ne régleront pas l'étendue du commentaire ; les mots garderont leur valeur, l'éloge ou le blâme leur signification. On peut aimer et recommander un bon livre, sans qu'il suscite aucun besoin d'explications ou de discussion.

��La Fille de l'Homme, par Maurice Quillot. Préface de Pierre Louys.

Où est le temps où Maurice Quillot, sous les auspices de Barrés, décrivait dans V Entraîné le renouveau des jeux athléti- ques ? Depuis lors, ses dons ont mûri dans la solitude ; mais en cette Fille de V Homme, que Pierre Louys appelle ** un des plus beaux livres qu'on ait écrits de notre temps ", je retrouve le même charme de grâce et de fantaisie, la même spontanéité savante qui se plaît à effacer toutes traces de travail. Le sujet ? C'est, dans l'atmosphère du Berlin moderne, l'effort d'un génie qui travaille à créer facticement une femme parfaite, et veut la doter d'une âme aux dépens d'un être innocent ; puis, dans un vallon du Jura, voilé de brume et de forêts,

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