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LES REVUES ^^9 S

parfaits pour qu'il puisse être encore intéressant de recommencer ce qu'ils firent. C'est à Henri de Kleist qui tenta, à son heure, une synthèse du classique et du moderne qu'il faut revenir. Unir la perfection de ceux qui surent évoquer la réalité à la perfection de ceux qui surent V interpréter, " l'essence à l'être, l'idée à l'incarnation, le métaphysique au réel ", telle est, conclut Franck, l'œuvre à laquelle doivent s'atteler les écrivains allemands.

Ces considérations sont caractéristiques. De jour en jour s'accuse en Allemagne cette tendance néo-classique qui, après s'être affirmée d'abord dans le lyrisme d'un George, d'un Voll- moeller, d'un Stucken, ou dans la prose d'un Thomas Mann, d'un Emil Ludwig, se fait jour aussi au théâtre : " Nous avons trop oublié, disait Thomas Mann dans un article récent, que le style, la mesure, le rythme, la forme — voire même un certain formalisme, une certaine convention cérémonieuse sont insépa- rables de l'essence même du drame... Richard Wagner, qui avait à un si haut point le sens du "théâtral", l'avait bien compris : d'où Parsîfal. Toute son œuvre l'y conduisait logiquement ".

��Revues Anglaises.

— Poetry and Drama, (Londres) Mars 1 9 1 4, paraît sous une couverture bleu clair qui la fait ressembler un peu à la English Reviezv. Poésies de Maurice Hev^'lett, Ezra Pound, Godfrey Elton et James Elroy Flecker. De bons comptes-rendus. L'excellente chronique française de F. S. Flint.

— The Romanic Review, (New- York) Octobre-Décembre 1 9 1 3, contient une longue étude sur le thème de la " Mort Arthur " dans le roman médiéval, par J. Douglas Bruce ; et une étude sur " les Sources du Roman de la Violette ", par D. L. BufFum.

— The New Witness, (Londres) 1 6 Avril : Article de. F. Y. Eccles : " France and the new royalists ".

— The New Weekly (Londres) est un nouveau journal hebdo-

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