Page:NRF 11.djvu/1067

Cette page n’a pas encore été corrigée


NOTES

��I061

��plus haut, plus que nos sociétés ne s'en rapprocheront en plusieurs siècles " ; mais il est prêt à mieux comprendre *' ce salutaire individualisme, sans quoi aucune nation moderne ne saurait s'enrichir et prospérer ". Ses conclusions laissent entendre qu'en croyant aimer le Japon réel, il aima surtout son rêve, le symbole d'un avenir possible, l'illusion " d'un monde plus élevé de sympathie parfaite ".

M. A.

��ESSAIS CRITIQUES, par Eugène Péter/y, traduits* du hongrois par René Bichet et Robert Stiegelmar (Fontemoing et 0% 3 fr- 50)-

Les romanciers nous font connaître les peuples, ces combi- naisons de la race humaine avec les contrées terrestres et ils doivent être différents les uns des autres pour comprendre toutes les variétés de cette immense histoire naturelle en inces- sante transformation. Les critiques, eux, de quelque pays qu'ils soient, se ressemblent tous et nous ramènent toujours aux prin- cipes des choses, c'est-à-dire à l'homme. D'abord, parce qu'eux- mêmes nous montrent, en tout temps et en tous lieux, l'identité de l'esprit et des opérations du jugement et ensuite parce qu'ils opposent aux imaginations, aux enthousiasmes et aux procédés des romanciers les règles de l'éternelle et immuable raison. Comprendre, pour eux, même avec amour, c'est réduire les œuvres à quelques constatations essentielles.

Peut-être, pour cela, sont-ils plus près de la vérité du monde qu*on ne le croit ordinairement — car on ne les estime guère. Et peut-être sont-ils aussi les meilleurs ouvriers de cette unité de conscience intellectuelle dont l'Europe, aujourd'hui, a de nouveau besoin.

Eugène Péterfy, critique hongrois dont René Bichet et Robert Stiegelmar ont traduit quelques-uns des meilleurs essais.

�� �