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conclure de mon article relativement à M. Théodore de Banville ? Il ne me semble pas être si « en querelle » avec ce maître. Tout au contraire, je crois avoir suffisamment prouvé par des extraits que, dans son admirable TRAITÉ DE POÉSIE, M. de Banville a préconisé toutes les réformes rythmiques que nous avons le courage de réaliser, en ce moment, mes amis et moi.

Voilà, Monsieur, tout ce que je voulais vous dire : car, pour le reste, la plus prolixe controverse ne saurait aboutir. Vous admirez Lamartine, tout en estimant, j’aime à le croire, Charles Baudelaire ; et moi j’admire Baudelaire tout en estimant Lamartine. L’ultime explication de nos dissidences est peut-être là.

Je finis, Monsieur et cher Confrère, en vous priant d’agréer l’hommage de mes meilleures sympathies.

JEAN MORÉAS.