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Page:Montesquieu - Œuvres complètes, éd. Laboulaye, t5.djvu/131

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CINQUIÈME PARTIE.


LIVRE VINGT-QUATRIÈME.


DES LOIS DANS LE RAPPORT QU’ELLES ONT
AVEC LA RELIGION ÉTABLIE DANS CHAQUE PAYS,
CONSIDÉRÉE DANS SES PRATIQUES
ET EN ELLE-MÊME. [1]

.

________


CHAPITRE PREMIER.


DES RELIGIONS EN GÉNÉRAL.


Comme on peut juger parmi les ténèbres celles qui sont les moins épaisses, et parmi les abîmes ceux qui sont les moins profonds, ainsi l'on peut chercher entre les religions fausses celles qui sont les plus conformes au bien de la société ; celles qui, quoiqu’elles n’aient pas l'effet de mener les hommes aux félicités de l’autre vie, peuvent le plus contribuer à leur bonheur dans celle-ci.

Je n’examinerai donc les diverses religions du monde, que par rapport au bien que Ton en tire dans l’état civil ;

  1. A. B. Des lois, dans le rapport qu'elles ont avec la religion, considérée dans ses dogmes et en elle-même.