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en novembre. En mai, où elle fut d’abord, on les enterrait dans les fleurs. En mars, où on la mit ensuite, — elle était avec le labour — l’éveil de l’alouette ; — la mort et le grain, dans la terre, — entraient ensemble avec le même espoir. — Mais, hélas ! en novembre, — quand tous les travaux sont finis, — la saison close et sombre pour longtemps, — quand on revient à la maison, — quand l’homme se rasseoit au foyer — et voit en face la place à jamais vide, — oh ! quel accroissement de deuil ! — Évidemment, en prenant ce moment, déjà funèbre en lui, des obsèques de la nature, on craignait qu’en lui-même l’homme n’eût pas assez de douleur[1]. »

Mais ailleurs le style devient d’une monotonie fatigante ; la Montagne offre des séries d’alexandrins :

« Et le temps est venu — où la mort me plaît moins, — où je lui dis : Attends. — Parlé-je ainsi pour moi ? — Oui, pour moi, j’aime encore. — Pourtant j’ai fait beaucoup. — Comme œuvres et labeurs, — j’ai dépassé

  1. La Sorcière, page 99.